Le problème documentaire derrière les litiges en construction

8 septembre 2026

La plupart des litiges en construction remontent à des documents de projet qui ne concordent plus entre eux. Voici pourquoi l'industrie vit avec ce problème depuis des décennies, et ce que nous avons bâti pour le régler.

Grues à tour au-dessus d'un chantier au bord de l'eau, sous un ciel bleu

Telamont est parti d'un constat que partagent bien des gens en construction. Retracé jusqu'à son origine, un litige mène presque toujours à des documents de projet qui ne concordent plus entre eux, sans que personne ait eu le mandat de s'en apercevoir.

Là où les problèmes commencent

Un projet est décrit dans des centaines de documents, qui changent pendant toute la durée des travaux. Le contrat, le devis, les plans, les ordres de changement et les sous-contrats ont chacun du sens pris séparément. Les problèmes naissent là où ils se croisent :

  1. Une révision des plans change une hypothèse sur laquelle le devis repose encore.
  2. Un ordre de changement déplace une limite de l'étendue des travaux qu'un sous-contrat décrit encore à l'ancienne.
  3. Une exigence du devis n'a jamais été chiffrée dans la soumission.
Les contrats, le devis et les plans se chevauchent ; chaque problème naît là où deux d'entre eux se croisent

L'industrie connaît déjà les causes

Arcadis publie chaque année un rapport sur les litiges en construction traités par son équipe en solutions contractuelles. Les principales causes changent à peine d'une édition à l'autre :

  • Des écarts dans l'administration du contrat
  • Des réclamations mal préparées ou sans preuves à l'appui
  • Une partie qui ne comprend pas ou ne respecte pas ses obligations
  • Des erreurs et omissions dans les documents contractuels, première cause six années sur neuf

Les quatre mènent au même endroit : des documents et des obligations qui se sont éloignés sans que personne le voie à temps.

Les montants sont importants. L'édition 2025 établit la valeur moyenne d'un litige américain à 60,1 millions de dollars, avec une résolution d'environ 12,5 mois en Amérique du Nord. Ces chiffres viennent de grands projets qui font appel à une firme mondiale, mais le mécanisme est le même sur un chantier de 40 millions, avec moins de marge pour l'absorber.

60,1 M$ US, valeur moyenne d'un litige en construction aux États-Unis en 2025, et 12,5 mois de résolution en Amérique du Nord

Pourquoi le problème est resté

En 2014, le responsable des solutions contractuelles de cette même firme résumait la solution : une meilleure administration contractuelle, une documentation plus rigoureuse et une approche proactive du risque. C'est encore le conseil aujourd'hui, et la valeur moyenne des litiges a environ doublé depuis.

Pour l'appliquer, il faut garder tous les documents du projet en vue pendant toute la durée des travaux, et tout revérifier chaque fois qu'un nouveau document arrive. Sur un chantier de dix-huit mois, cela représente des milliers de pages à comparer, encore et encore. Même les équipes les plus rigoureuses ne peuvent pas faire ce travail à la main en plus de gérer le chantier, alors l'industrie a appris à gérer les litiges après coup plutôt qu'à les prévenir.

Les litiges sont devenus un coût d'affaires, parce que tout vérifier à la main n'a jamais été réaliste.

Ce qui a changé, et ce que nous avons bâti

Les avancées récentes en intelligence artificielle ont changé ce qui est possible. Pour la première fois, un système peut analyser des milliers de pages de documents de construction et les comparer en continu. Nous avons bâti Telamont sur ces avancées et l'avons spécialisé pour la construction. C'est ce qui rend le conseil de 2014 enfin applicable.

Telamont analyse tout le projet ensemble (contrat, devis, plans, ordres de changement et sous-contrats) et le revérifie chaque fois qu'une nouvelle version arrive. Chaque risque qu'il trouve vient avec sa source, que ce soit une clause, une section du devis ou un plan, et la page qui le prouve.

Nous intégrons le jugement de la construction avec des ingénieurs, des architectes, des avocats en construction et des entrepreneurs généraux, qui révisent ce que le système produit et nous disent où il se trompe.

Ce que cela règle : votre équipe voit les risques techniques, contractuels et de conformité pendant qu'une décision suffit encore à les régler. Un projet devrait se terminer sur la qualité de l'ouvrage, à temps et avec la marge prévue.

D'où nous venons

Deux parcours nous ont menés ici. Charles Goulet est la troisième génération d'une famille de construction. Son grand-père et son père ont mené des travaux sur des mégaprojets québécois, dont les barrages de la Baie-James, et il a vu assez de projets finir en litige pour que cela lui paraisse normal.

William Gagnon, cofondateur et CTO, vient du côté de l'IA, appliquant la technologie à la façon dont les manufacturiers pilotent leurs procédés sur le plancher. Autour d'eux, l'équipe compte une expérience technique acquise chez WSP et AtkinsRéalis.

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En 30 minutes, nous vous présentons un projet similaire au vôtre : les risques que Telamont repère, la clause derrière chacun et l’avis qu’il rédige pour votre équipe.

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